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Définition
Le loyer facial est le montant de loyer inscrit dans le bail, avant déduction des franchises, contributions aux travaux et autres mesures d’accompagnement accordées au locataire.
En immobilier d’entreprise, il est généralement exprimé :
en euros par mètre carré et par an
hors taxes
hors charges
Par exemple :
550 € HT HC/m²/an.
ImmoStat définit le loyer facial comme la valeur inscrite au bail, sans prise en compte des mesures d’accompagnement.
Le loyer facial constitue une donnée contractuelle. Il ne représente pas nécessairement le revenu économique réellement perçu par le bailleur pendant la durée du bail.
— À quoi ça sert ?
Il constitue généralement la base contractuelle utilisée pour :
calculer les quittances
appliquer l’indexation
déterminer le dépôt de garantie
calculer certaines pénalités ou indemnités
présenter le niveau de loyer dans l’état locatif
mesurer le revenu contractuel de l’actif
comparer le bail au loyer de marché
construire le business plan immobilier
préparer une évaluation immobilière
Il fournit une référence claire, mais doit être complété par l’analyse des autres conditions économiques du bail.
— Comment ça fonctionne ou se calcule ?
Comment est-il calculé ?
Dans un bail exprimé au mètre carré :
Loyer facial annuel = surface locative × loyer facial au mètre carré.
Exemple :
surface : 2 000 m²
loyer facial : 500 €/m²/an
Le loyer facial annuel est de :
2 000 × 500 € = 1 000 000 € HT HC par an.
Le bail peut prévoir un paiement :
mensuel
trimestriel
d’avance
à terme échu
Cette périodicité ne change pas le montant facial annuel, mais elle influence le calendrier du cash-flow immobilier.
Quelle surface faut-il utiliser ?
Le calcul doit préciser la surface contractuelle retenue.
Il peut notamment s’agir :
d’une surface utile
d’une surface locative
d’une surface pondérée
d’une surface commerciale
d’une surface de bureaux accompagnée d’une quote-part de parties communes
Les conventions varient selon les marchés et les classes d’actifs.
Un loyer de 500 €/m²/an n’est comparable à une autre référence que si les surfaces sont calculées selon une convention cohérente.
Que signifie HT HC ?
Dans les bureaux et certains autres actifs, les loyers sont souvent exprimés hors taxes et hors charges :
HT : hors taxe sur la valeur ajoutée
HC : hors charges locatives
Le coût immobilier total du locataire peut également comprendre :
les charges
les taxes refacturées
les dépenses d’énergie
les assurances
les travaux
les coûts d’aménagement
les services
Le loyer facial ne représente donc pas à lui seul le coût complet d’occupation.
Comment évolue le loyer facial pendant le bail ?
Le montant peut évoluer en raison :
de l’indexation
d’une révision légale
d’un renouvellement
d’un avenant
d’un palier contractuel
d’une modification de surface
d’une renégociation du bail
L’état locatif doit indiquer si le loyer présenté correspond :
au loyer initial
au loyer actuellement facturé
au loyer après la prochaine indexation
au loyer stabilisé après les différents paliers
Loyer facial et loyers progressifs
Certains baux prévoient un loyer qui augmente par paliers.
Par exemple :
année 1 : 450 €/m²
année 2 : 475 €/m²
à partir de l’année 3 : 500 €/m²
Dans ce cas, il ne suffit pas d’indiquer un seul loyer facial sans préciser :
l’échéancier
le montant en vigueur
le montant stabilisé
la période de référence
Le loyer facial peut donc désigner le loyer contractuel applicable à une date donnée ou, dans certaines communications de marché, le loyer nominal stabilisé de la transaction. La convention doit être précisée.
— Exemple immobilier concret
Une entreprise signe un bail de neuf ans ferme portant sur 1 000 m².
Le bail prévoit :
un loyer facial de 600 €/m²/an
douze mois de franchise
une contribution travaux de 300 000 €
Le loyer facial annuel reste :
1 000 m² × 600 € = 600 000 €.
Pendant la première année, le locataire ne verse pourtant aucun loyer en raison de la franchise.
Le montant facial ne reflète donc ni le revenu de la première année ni l’économie globale du bail.
— Différences avec les notions proches
Loyer facial et loyer économique : quelle différence ?
Le loyer économique retraite les mesures d’accompagnement consenties par le bailleur.
Dans l’exemple précédent, le loyer économique est inférieur à 600 €/m²/an en raison :
de la franchise
de la contribution travaux
Le loyer facial mesure le montant nominal contractuel.
Le loyer économique mesure le revenu annuel équivalent après retraitement des avantages.
Loyer facial et loyer de marché : quelle différence ?
Le loyer de marché correspond au niveau auquel les locaux pourraient être loués à une date donnée dans les conditions du marché.
Le loyer facial correspond au montant inscrit dans un bail déterminé.
Il peut être :
supérieur au marché
égal au marché
inférieur au marché
Un loyer facial supérieur au marché n’est pas nécessairement avantageux si :
les mesures d’accompagnement sont très importantes
le locataire peut résilier prochainement
le niveau ne pourra pas être maintenu au renouvellement
le risque d’impayé est élevé
Quel effet sur l’évaluation immobilière ?
Le loyer facial fournit une première indication du revenu contractuel, mais l’évaluation immobilière doit également tenir compte :
des mesures d’accompagnement
des impayés
de la durée ferme
de la solidité du locataire
du loyer de marché
des travaux
de la prochaine échéance
de la probabilité de renouvellement
Une capitalisation mécanique du loyer facial peut produire une valeur excessive si ce revenu n’est pas durable ou réellement encaissé.
Le loyer facial est-il toujours trompeur ?
Non.
Il constitue une information indispensable et objective sur le contenu du bail.
Le problème apparaît lorsqu’il est utilisé seul pour comparer des transactions dont les autres conditions diffèrent.
Deux baux affichant le même loyer facial peuvent présenter des écarts importants en matière de :
franchise
durée ferme
travaux
garanties
charges
calendrier des paiements
qualité du locataire
— Points de vigilance
Les principales erreurs consistent à :
présenter le loyer facial comme le loyer réellement encaissé
ne pas préciser les franchises
ignorer les loyers progressifs
comparer des surfaces calculées différemment
mélanger des montants hors charges et charges comprises
utiliser le montant stabilisé plutôt que le loyer actuel sans le signaler
ne pas préciser la date du loyer
confondre loyer facial et loyer de marché
utiliser le loyer facial seul pour évaluer un actif
Le loyer facial doit toujours être lu avec les principales caractéristiques économiques et juridiques du bail.
— Notions associées
Bail commercial
Business plan immobilier
Cash-flow immobilier
État locatif
Évaluation immobilière
Loyer de marché
Loyer économique
Vacance locative
Valeur de sortie
WALT
— Auteur
Julien Roué
— Sources
ImmoStat
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